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02/12/2008 Charente Libre : Un cordon vert anti-nucléaire au milieu des cordons bleus

Samedi, il n’y avait pas que les cordons bleus des Gastronomades sous les bulles d’Angoulême. Il y avait aussi un cordon vert dans la rue : une trentaine de militants écologistes bravant la pluie et le froid avec une banderole « ni nucléaire ni effet de serre ». Un message décliné devant l’hôtel de ville dans le cadre d’une journée nationale d’action lancée par le réseau Sortir du nucléaire, et relayée localement par le groupe des Verts. « Contrairement aux idées reçues, le nucléaire n’est pas neutre. La filière dans son ensemble, avec le transport et l’extraction d’uranium notamment, rejette des volumes de CO2 non négligeables, dit Françoise Coutant, adjointe au développement durable, élue verte. L’uranium n’est d’ailleurs pas une énergie renouvelable, il s’épuise comme le pétrole. Si on veut des énergies propres, il faut développer les énergies renouvelables. » La date de mobilisation ne doit rien au hasard, ni à l’affluence attendue aux Gastronomades. Il s’agit de tirer à nouveau la sonnette d’alarme, alors que s’ouvre aujourd’hui la 14e conférence des Nations Unies sur les changements climatiques à Poznan en Pologne. Et que des décisions importantes doivent être prises d’ici la fin de l’année au niveau européen : la Commission européenne doit en effet examiner le « paquet climat énergie » qui fondera la politique commune contre le dérèglement climatique.

« On nous fait croire que le nucléaire est la panacée contre le réchauffement, mais si on faisait du tout-nucléaire, ça ne changerait rien, lance Patrick Gouin, adhérent du réseau Sortir du nucléaire et membre de la commission énergie à Charente Nature. Le CO2 ne vient pas de l’électricité, mais du pétrole, des voitures, de l’industrie, de cimenteries comme Lafarge à La Couronne... »


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