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Pourquoi assiste-t-on à une relance du nucléaire partout dans le monde ?

Présenté comme LA solution au changement climatique, le nucléaire est omniprésent dans les discours et tente un retour en force. Mais la « relance » mondiale du nucléaire n’aura pas lieu. C’est un habile jeu d’effets d’annonces, largement relayé en France par une presse complaisante ou naïve, bref, une stratégie de communication qui ne résiste pas à l’examen des faits.


Le bluff de l’industrie nucléaire ne vient pas de ce qu’aucun réacteur ne sera construit. Vu le montant des subventions déployées (par exemple aux Etats-Unis, des aides équivalant à l’investissement dans cinq réacteurs par le gouvernement de G.W. Bush), il est en effet probable que des réacteurs seront construits. Mais, les quelques ventes attendues en Chine, aux Etats-Unis ou en Europe ne changeront pas les ordres de grandeur : pour maintenir sur une longue période les 440 réacteurs en service dans le monde, il faudrait en vendre dix par an. Et les nouvelles centrales construites ne suffiront pas à remplacer les réacteurs existants, de plus en plus âgés et voués à être fermés (voir graphique plus bas).

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Supposons ainsi que la Chine construise trente centrales nucléaires sur les vingt prochaines années, portant ainsi la part du nucléaire de 2% à 4% de l’électricité produite. Cela ne remplacerait que 10 % des réacteurs qui devront être retirés du service dans le monde durant cette période. Autre exemple, les Etats-Unis, principal émetteur de GES/habitant : selon une étude récente 2, il faudrait construire un nouveau réacteur nucléaire tous les 4 à 5 mois dans les 40 prochaines années pour simplement remplacer le parc actuel de 103 réacteurs vieillissants.

La réalité est donc très loin du rêve des partisans du nucléaire. Leur énergie favorite lutte désormais pour sa survie et pour le maintien de sa part de marché mondiale.

Les projections officielles comme celle de l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) viennent appuyer ce constat et montrent un déclin relatif du nucléaire avec 1,8% de la part de l’énergie finale d’ici 30 ans (contre 2,5 % aujourd’hui) et moins de 10 % de la production mondiale d’électricité (contre 15,6 % aujourd’hui).


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